Anne Tastemain


NOTE DE JACQUES
Dans un précédent catalogue, j'avais fait référence à la Porte-fenêtre à, Collioure Matisse, peinte en 1914, où le noir figurant la nuit avait en fait occulté un paysage. L'un comme l'autre avons des réticences sur les portées symboliques immédiates qui - trop souvent - masquent l'origine réelle d'un usages, d'un geste, d'une action. Nous nous gardons bien d'aller dans ce sens.

NOTE D'ANNE
Le noir, s'il ne domine pas toujours, intervient dans les différents stades de l'élaboration des peintures, quitte à être partiellement occulté par des recouvrements ultérieurs qui ne le laisse transparaître que dans les interstices entre deux plages colorées ou - parfois - seulement dans les transparences des touches de pinceaux. La lenteur de mon travail, par strates successives, par séries menées jusqu'à l'épuisement d'un thème, provoque l'émergement d'éléments accidentels, de réminiscences imprévues. Silence et opacité des noirs comme corollaire à l'amorce de narration des dessins.

Extrait de correspondance avec Jacques Py, 2013